Eclairage public et sécurité routière

(Le Figaro – 26.10.2011)

« Le nombre d’accidents augmente moins rapidement en sections de rase campagne non éclairées (+ 12 %) qu’en sections urbaines éclairées (+ 42 %) », indique Hugues Amiotte, chef du service des politiques et techniques de la Dir-Nord qui ajoute : « De plus, la gravité des accidents est largement supérieure en zone éclairée. »

Les routes péri-urbaines voient ainsi leurs éclairages s’éteindre petit à petit. Le Certu (Centre d’études sur les réseaux, transports, urbanisme et constructions publiques) travaille actuellement sur le sujet, et « une note de politique, en cours de finalisation, sera adressée aux services routiers de l’État et accompagnée d’un guide méthodologique, en vue d’une harmonisation », indique-t-on au ministère du Développement durable.

L’Association française de l’éclairage, qui a réalisé une étude avec le CNRS sur ce sujet, conteste les chiffres sur l’accidentalité. « Avec l’éclairage, le champ visuel est de 300 mètres. Sans éclairage, il est réduit à 40 mètres. On ne peut dans ce cas anticiper les risques et voir à temps un obstacle », assure l’un de ses experts, Christian Remande. Pour ce spécialiste, la vraie raison de ces orientations nouvelles est purement économique : « On n’a plus l’argent pour financer l’éclairage et faire face à son entretien. »